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« Il faut garder les racines de ses savoir-faire pour déployer ses ailes numériques », Bruno Bonnell.

bruno bonnell salon du luxe paris

En exclusivité pour le Salon du Luxe Paris 2020, Bruno Bonnell, député LREM & spécialiste en robotique et innovations, partage sa vision de l’innovation dans le secteur du luxe à travers la robotisation et l’accessibilité numérique.

De la révolution à la robolution

La robolution ? Une « révolution numérique et technologique qui va changer notre vie » explique Bruno Bonnell qui rappelle qu’après l’outil et les machines, ce sont les robots – logiciels ou matériels – qui vont désormais « améliorer une partie de notre intelligence » et ce dans de multiples aspects de la vie quotidienne. 

Pour Bruno Bonnell, nous sommes arrivés «au bout d’un cycle, celui de l’hyperconsommation déraisonnable et déraisonnée. » Dans ce contexte, le luxe ne doit pas être une répétition constante mais, bien au contraire, s’axer sur l’innovation permanente. « Je crois que le luxe de demain, c’est avant tout de proposer des produits à un marché qui s’est totalement transformé et ne pas le gaver de produits inutiles » précise t-il.



Quand le robot devient cobot

La notion de savoir-faire est intrinsèquement liée à la notion de luxe. Dès lors, quelle place peut occuper la robotique ? Bruno Bonnell l’assure, l’imperfection propre à un objet créé par la main de l’homme a une capacité unique à générer de l’émotion. Ainsi, des robots ont été programmés pour simuler ces imperfections synonymes de « beauté et de singularité. » De façon générale, pour l’expert, dès lors que la coordination s’opère «entre le génie humain et la puissance de la machine», le robot devient un compagnon-partenaire : le cobot. Par ailleurs, Bruno Bonnell rappelle qu’à quelques exceptions très rares, les différents métiers du luxe n’ont « jamais cessé d’évoluer avec les machines. »

La technologie au service du magasin de demain

En plus de transformer en profondeur l’e-commerce, la technologie joue aujourd’hui un rôle majeur au sein des magasins physiques, à l’image du récent social store de Burberry. « On l’a vu avec le Covid-19 : on a consommé, discuté, échangé au travers d’écrans… et il y quand même eu une frustration. » Face à cela, Bruno Bonnel voit en la boutique de demain un magasin philosophique, un lieu de rencontres, d’échange d’informations. « Ce n’est plus une expérience individuelle, assure t-il. La boutique peut devenir une expérience collective avec une amélioration de l’expérience en magasin impulsée par les outils technologiques. »

Bruno Bonnell rappelle enfin que « même si on se rend compte que l’on va faire face à une situation économique difficile, il ne faut pas baisser la garde de l’investissement » en engageant trois leviers : l’innovation, la communication et la transmission des savoirs. 

Pour découvrir l’intégralité de l’intervention de Bruno Bonnell, en vidéo, rendez-vous sur la plateforme de la nouvelle édition du Salon du Luxe Paris.

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