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Le comité stratégique de la filière « Mode et Luxe » dévoile son rapport.

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Présidé par Guillaume de Seynes, le Comité Stratégique de Filière « Mode et Luxe » a remis son rapport aux Ministères de l’industrie et de la transition écologique.

La crise sanitaire bouleverse le secteur.

Depuis juillet 2020, le comité stratégique de filière (CSF) « Mode et Luxe » étudie les « perspectives de re-localisation et de soutien à la mode durable ». Comme relevé sur le site du Conseil National de l’Industrie, la crise sanitaire « a révélé les fragilités de chaînes d’approvisionnement mondiales » du secteur. Il y a quelques jours, Guillaume de Seynes, Président du CSF, Directeur Général Pôle Amont et Participations d’Hermès et Président du Comité Colbert, a présenté le rapport à Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique, et à Agnès Pannier-Runacher, Ministre Déléguée chargée de l’Industrie.

« Ce rapport a permis de dégager des convictions communes : l’intérêt pour la mode durable, la nécessité de ré-interroger les modèles économiques et l’importance de promouvoir le « Fabriqué en France » » peut-on lire dans le dossier. Au total, quatre grands constats sont mis en avant, accompagnés de 36 propositions pour faire évoluer la filière.

Que contient le rapport ?

Après des mois d’études, il est clair que le secteur de la mode et du luxe doit faire preuve de résilience. Parmi les quatre constats du rapport, le CSF assure que le prix de la re-localisation d’activités en France reste le « premier facteur d’arbitrage » et « de frein » pour les entreprises. Pour un système économique plus viable, le comité incite ainsi la filière à « renforcer la collaboration tout au long de la chaîne de valeur » avec des partenariats plus forts entre les entités.

Par ailleurs, la mode durable est vue comme « une opportunité pour les créateurs et les fabricants » et doit être plus encouragée. Le dernier constat du CSF est la nécessité de soutien de la part des puissances publiques.

L’ambition est claire : le CFS souhaite « doubler, à terme, la part de Made in France dans la consommation de textile, linge de maison et chaussures, pour atteindre 25 % des produits consommés ». Pour ce faire, plusieurs solutions concrètes sont proposées, s’appuyant avant tout sur la bonne compréhension des modèles et des segments.

Former les acteurs du marché, soutenir financièrement et accompagner les entreprises dans ces transitions s’affirment comme des propositions récurrentes. Le CSF entend bien, en partenariat avec l’ensemble de la filière, définir des marches à suivre et simplifier les procédures, comme en clarifiant « le modèle économique du recyclage » ou en définissant « un cadre commun d’information sur la traçabilité des matières et des chaînes de production ». Les pistes à explorer sont nombreuses pour faire grandir une filière qui n’a jamais eu peur des remises en question.

Crédits visuels : ©Comité Stratégique de la filière « Mode et Luxe »

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