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Quelle data pour le Luxe post-Covid 19 ?

meryam schneider altiant

Des données chiffrées et des observations inédites. Pour le Salon du Luxe Paris 2020 – qui se tient actuellement online -, Meryam Schneider, vice présidente de Altiant, société spécialisée dans les études de consommation, dévoile les résultats d’une étude consacrée aux HNI – high networth individual – les individus à patrimoine élevé, à l’ère du Covid-19. 

Le nouveau visage du consommateur de Luxe

Plus consciencieux. Plus verts. Selon l’étude menée par Altiant, environ 40% des consommateurs français, anglais et américains affirment que la pandémie les a fait se questionner sur leur consommation de produits de luxe. La Chine, quant à elle, s’affirme plus en retrait avec seulement 16%. « La relation à l’argent a changé, inévitablement, explique Meryam Schneider. Une crise de cette ampleur, qui implique une récession qui sera probablement longue, dure et en forme de U, amène à réfléchir et à agir. » Certains restent néanmoins plus actifs que d’autres. Ainsi, en ce qui concerne la gestion de patrimoine, l’experte observe que « seulement 14% des français fortunés ont modifié leur portefeuille d’investissement » contre 30% des anglais et 47% des américains. « Les français brillent par leurs intentions à venir avec presque un tiers déclarant vouloir jouer un rôle plus actif à l’avenir dans le patrimoine de leur famille » précise t-elle.

Et si les résultats de l’étude montrent que nombre de consommateurs se sont, à l’image des grandes maisons, investis dans des actions caritatives, la consommation locale semble également s’imposer comme une marque d’engagement. « Cette volonté grandissante de consommer du luxe localement est un sentiment que nous mesurons fréquemment chez Altiant, souligne l’experte. Aujourd’hui, ce phénomène s’est vraiment solidifié et étendu. » Selon l’étude, 34% des français consommateurs de luxe souhaitent ainsi mettre l’accent sur des produits confectionnés au niveau local.



Autres formes d’engagement : les modèles alternatifs tels que la seconde main. « Avant la crise, le pre-loved luxury avait le vent en poupe avec une croissance quatre fois supérieure à celle du marché primaire » note Meryam Schneider. Pendant le confinement, la seconde main aurait ainsi gagné pas moins de huit points. « Le fait que ce système gagne des adeptes, permettra peut-être aux grandes maisons de luxe de développer leur propre système de distribution ou bien de continuer à collaborer avec les acteurs déjà actifs sur le secteur » observe t-elle, avant de noter que « le confinement a aussi été l’opportunité de découvrir de nouvelles marques de luxe. »

Budget et perspectives offline

« Ce n’est une surprise pour personne, les magasins ont tous beaucoup souffert » explique Meryam Schneider. Et les perspectives s’annoncent en demi-teinte : si 41% des répondants français à l’étude Altiant déclarent qu’ils réduiront leurs dépenses dans les magasins par rapport à la période pré-Covid sur l’année à venir, 22% souhaitent augmenter leurs dépenses en boutiques. « En ajoutant les 36% qui pensent stabiliser leur budget, cela nous amène à un total de 58% qui pensent maintenir ou augmenter leur budget de dépense en magasin de luxe » explique Meryam Schneider, tout en considérant « qu’une partie du budget sera reportée sur d’autres canaux de distribution et particulièrement sur le online. »

Quelles sont les mesures à mettre en place pour que les clients retrouvent le chemin des magasins ? Quel futur pour le duty-free ? Découvrez l’intégralité des chiffres-clés et des insights Altiant dans l’intervention vidéo de Meryam Schneider, en intégralité et en exclusivité sur la plateforme du Salon du Luxe Paris 2020.

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