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Qu’est ce que le « Fashion Pact » du G7 ?

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Plus d’une trentaine d’acteurs du monde de la mode – regroupant à eux seuls 147 marques – s’apprêtent à présenter ce lundi 26 août une série d’objectifs relatifs à l’impact environnemental de l’industrie textile, considérée comme étant l’une des plus polluantes au monde. Que faut-il retenir de cette initiative ?

16 engagements pour la filière Mode et Textile

François Henri Pinault G7
François-Henri Pinault annonce le déploiement d’une coalition en faveur d’une mode durable lors du Copenhagen Fashion Summit. © Copenhagen Fashion Summit 2019

Emmenées par François-Henri Pinault – PDG du groupe de Luxe Kering et mandaté sur le sujet par le Président Emmanuel Macron au printemps dernier -, ce sont donc près de 150 marques qui devraient dès aujourd’hui s’engager dans une démarche durable globale lors du sommet du G7 de Biarritz. Parmi elles, des incontournables du Luxe – Chanel, Hermès, Burberry, Prada… – mais aussi des groupes issus de la grande distribution à l’image du géant Carrefour, de la VPC avec La Redoute, du domaine sportif avec Nike, Puma et Adidas ou encore de la fast fashion avec les deux figures de proue que constituent H&M et Inditex.

Au total, ce sont 16 axes stratégiques qui ont été définis par le comité de pilotage, chacun s’inscrivant dans l’un des trois champs d’action prioritairement définis à savoir le respect de la biodiversité, la protection des océans et la limitation de l’impact climatique. L’un des objectifs majeurs ? L’absence d’émission de gaz CO2 d’ici 2050, soutenu notamment par le recours à 100% à des énergies renouvelables sur l’ensemble de la chaine d’approvisionnement d’ici dix ans ou encore – à plus court-terme -, la suppression des plastiques à usage unique ou l’abolition de matériaux issus de l’élevage intensif. Le détail du plan d’action n’a pour l’heure pas été dévoilé, chaque marque disposant de ses propres spécificités et états d’avancement.



À l’heure où les consommateurs – Génération Z et Millennials en première ligne – tendent à afficher leur appétence pour les modes de production responsables, l’engagement durable des Maisons relève donc tout aussi bien de la conviction écologique que de la stratégie économique. Un constat souligné par plusieurs ONG qui invitent ainsi les acteurs du monde de la mode à se pencher sur les sujets de la surproduction, des réseaux de seconde main ou encore de l’usage de matières premières alternatives après une année 2018 marquée par l’abandon de la fourrure animale par plusieurs grandes marques et, il y a quelques semaines, par la renonciation aux cuirs exotiques par Chanel.

À noter que LVMH, grand absent du pacte, s’engage pour sa part dans un projet environnemental auprès des Nations Unies, un geste matérialisé notamment par le rapprochement récent du groupe avec la marque Stella McCartney reconnue pour ses engagements environnementaux de longue date. 18 mois après avoir pris son indépendance avec le groupe Kering, la créatrice britannique – auteur d’une charte pour une mode plus durable auprès de l’ONU – annonçait en effet cet été ses nouveaux liens avec le groupe de Bernard Arnault auprès duquel elle devrait également endosser « un rôle particulier » en tant que conseillère spéciale sur les questions liées au développement durable.

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