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Le coup de gueule de Francesca Burns contre les vêtements de luxe jugés trop petits.

size luxury

Il y a quelques jours, Francesca Burns, styliste et consultante, postait sur son compte Instagram une photo prise lors d’un shooting. On y voit un mannequin ne pouvant fermer un pantalon Celine. Une photo qui devient virale et dénonce les tailles trop petites et non inclusives des marques. 

Size matters

C’est un problème bien connu de la mode. Malgré la récente loi obligeant les mannequins à disposer d’un certificat médical prouvant leur bonne santé physique et mentale pour travailler, les changements autour du poids et de la taille s’opèrent lentement.

Le samedi 12 septembre, Francesca Burns poste une photo lors d’un shooting. Le mannequin, déjà mince, ne peut fermer un pantalon Hedi Slimane pour Celine de taille UK8, un 36 en France. Dans sa description, Francesca Burns s’insurge contre les marques de luxe essayant de faire croire que ces tailles sont la norme. Celle qui a longtemps travaillé pour le Vogue britannique ne souhaite plus que les mannequins se sentent mal de ne pas correspondre aux tailles de vêtements des marques de luxe, les poussant à perdre du poids afin de pouvoir travailler. Un message pour les mannequins, mais aussi pour les femmes en général. “Personne ne devrait regarder une image de mode et se sentir mal dans sa peau” déclare Francesca Burns. Un décalage lorsque l’on sait que la femme moyenne française porte du 42.

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Hello! Here’s a thought for a Saturday morning…can we make our sample sizes bigger please? I never want anyone on my set to be made to feel “less than.” More often than not I am working with young women who- inspite of being exceptionally beautiful-are living breathing feeling human beings who should never be made to feel like they are “too big” for the clothes. The model in this picture is TINY. A size UK8 at the most. And yet, these @hedislimane @celine trousers did not fit her. I had several looks from this collection and none of them fit her. She was not the exception- you are. This is so unacceptable – it is fundamentally wrong to suggest that this is the norm. It isn’t. We have a responsibility in this industry to celebrate and to empower and to make people feel great- why else would we want to go out and spend our hard earned cash on these things?! Because we want to feel GOOD! We also have a responsibility for those in our care on set and to make sure beauty standards are not limited to a size that is completely unrealistic for the majority – nobody should look at fashion imagery and feel bad about themselves and nobody should participate in making fashion imagery and feel bad. Putting this girl into these trousers made me feel like a twisted creep and my beautiful model feel like she wasn’t good enough so thank you for that. Things have to change in so many ways but how hard is it to size things up? Any stylist worth their safety pins won’t complain about it. #change #hedislimane #celine #thisissowrong #womenarebeautiful #2020 #wakeup

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« Le problème vient des podiums »

Au-delà de son message clamant la body positivity, ce que dénonce Francesca Burns ce sont les échantillons envoyés par les marques. En effet, après avoir présentées leurs collections au grand public, les marques prêtent ces mêmes vêtements, “créés dans des proportions irréalistes”, aux médias afin de nourrir leurs shootings. Les tailles correspondent alors aux mannequins podium et les mannequins photo “doivent adhérer au même type de corps très élancé” explique Francesca.

Pour la styliste, des changements sont plus nécessaires. “En termes de solutions spécifiques, nous avons besoin de plus d’une taille de modèle dans les défilés”. Pour l’instant, cette idée a bien du mal à devenir normale sur les catwalks. A l’heure de l’inclusivité et de l’acceptation de soi sur les réseaux sociaux, les marques se tournent en majorité vers des mannequins très jeunes et très minces. “Vous achetez une robe ou une veste pour vous sentir bien. En tant qu’industrie, nous devrions nous efforcer de nous élever et de célébrer toute la beauté que le monde a à offrir” déclare Francesca.

La dernière Fashion Week de février a beaucoup mis en avant les mannequins Jill Kortleve, Alexis Ruby et Paloma Elsesser considérées “plus size”, même si leur taille ne vont que du 42, la moyenne française, au 46. Selon le rapport sur la diversité de The Fashionspot, les mannequins considérées “plus size” n’étaient que 27 pour les collections Automne-Hiver 2020/2021, contre 68 pour la saison Printemps-Eté 2020.

Le soutien de la communauté mode

A la suite de ce post ayant généré plus de 167.000 likes, de nombreuses personnalités du milieu se sont manifestées. Les mannequins Rianne Van Rompaey, Vittoria Ceretti, Paloma Elsesser, Ashley Graham, Sara Sampaio, Luna Bijl ou encore Karen Elson ont ainsi publiquement remercié et soutenu Francesca Burns. Des influenceuses telles que Valentina Ferragni et des professionnels de la mode, comme Olivia Singer et Jo Elvin, se sont aussi exprimées. Francesca raconte avoir “reçu beaucoup de messages directs de mannequins relatant des expériences sur le processus de casting”.

Crédit à la une : ©Franburns

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