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L’influence en temps de crise.

Guillaume DOKI-THONON

Pour la nouvelle édition du Salon du Luxe Paris qui se tient actuellement online, Guillaume Doki-Thonon, CEO de Reech, dresse les tendances de l’influence durant la crise de Covid-19 et décrypte les grandes lignes du secteur pour les mois à venir. Focus sur l’introduction de son intervention, à retrouver en intégralité ici.

Salon du Luxe Paris : Quel premier bilan tirez-vous pour l’industrie de l’influence post-Covid 19 ?

Guillaume Doki-Thonon : Le bilan à froid est qu’il y a d’abord eu, dans le domaine de l’influence marketing comme dans toutes les autres industries, une semaine de sidération. Lors de cette semaine, au début de la crise sanitaire, tout le monde s’est alors demandé ce qu’il fallait faire. Les marques devaient-elles encore communiquer avec les influenceurs ? Les influenceurs devaient-ils encore prendre la parole ? Pour vous donner un ordre d’idée, sur une semaine normale, on compte environ 2.300 partenariats entre les marques et les influenceurs. Sur la première semaine de confinement, ce chiffre est passé à 1.500. 



Néanmoins, les influenceurs ont joué un rôle prépondérant durant cette période. On se souvient tous de celles et ceux qui ont partagé les recommandations sanitaires ou réalisé des levées de fonds en faveur du personnel médical. Ils et elles ont également mis en place des contenus pour aider à mieux vivre le confinement comme des tutoriels pour confectionner son masque, faire l’école à la maison. Des initiatives un peu moins sérieuses sont également nées comme le challenge de la robe de mariée, dérivé en challenge du coussin, ou encore des challenges de decluttering pour ré-organiser son dressing… 

L’opinion du grand public envers les influenceurs a changé durant cette période, c’est quelque chose de positif et, du point de vue des marques, le marketing d’influence s’est révélé comme un levier d’une grande flexibilité en matière de prise de parole dans un contexte de crise.

Certains spécialistes en Asie redoutent un rejet des influenceurs qui ont été trop présents pendant le confinement et seraient donc désormais rattachés à des souvenirs douloureux. Croyez-vous-en cette théorie ?

G.DT : Je n’y crois pas. Évidemment, pendant le confinement, nous avons tous été beaucoup plus connectés aux influenceurs : le temps de connexion sur les réseaux sociaux a doublé. De nouvelles habitudes ont été créées, comme le fait de suivre des influenceurs pour faire du sport ; ce sont de bonnes habitudes que les gens vont très probablement conserver. Pas forcément avec la même fréquence, faute de temps, mais, à mon sens, ces habitudes et, avec elles, les influenceurs qui nous ont aidé à les prendre, ne vont pas être rejetés en bloc.

De la brand purpose à l’influence purpose, le nouveau rapport aux marques, le futur de la micro-influence… Découvrez la suite de l’interview de Guillaume Doki-Thonon, en vidéo, sur la plateforme du Salon du Luxe 2020.

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