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Podcast On Fait Salon : « Le luxe va-t-il nous sauver des masculinités toxiques ? », avec Nicolas Chemla

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Au micro d’Adrien Garcia – entrepreneur et fondateur du podcast Entreprendre dans la Mode – , Nicolas Chemla, auteur du roman Monsieur Amérique aux Éditions Séguier et de Luxifer, pourquoi le luxe nous possède, s’interroge quant au rôle du luxe sur le concept de masculinité toxique.

Podcast réalisé lors du Salon du Luxe Paris grâce au partenariat avec Plink, studio de création de podcasts en marque blanche.

Le luxe, à l’avant-garde du combat contre le masculin toxique ?

Depuis quelques temps, la masculinité toxique est souvent critiquée en France. Et à raison, selon Nicolas Chemla, très sensible aux questions du genre, qu’il a enseignées à Sciences Po. « Dans les faits, les conséquences du masculin toxique sont dramatiques », souligne t-il avant de détailler ses conséquences sur les femmes, les guerres, la destruction de l’environnement, mais aussi dans les cours d’école. Cependant il rappelle que – comme l’explique la chercheuse Olivia Gazalé dans son ouvrage Le Mythe de la Virilité – les hommes eux-mêmes sont victimes, dès le plus jeune âge, de cette glorification des valeurs de domination et de violence.



Le luxe pourrait-il nous en sauver ? Selon l’auteur, cette question sous-entend que le luxe aurait une part de responsabilité dans l’omniprésence du masculin toxique. Certes, de nombreuses marques véhiculent le « male gaze ». Mais il est également intéressant de considérer que le luxe a été l’un des rares secteurs à faire bouger les lignes du masculin. De l’iconique photo publicitaire d’Yves Saint Laurent en talons dans les années 70 à la collection de maquillage pour hommes lancée par Jean Paul Gaultier, en passant par le travail de John Galliano ou d’Alexander McQueen, peu d’industries se sont à ce point libérées des codes dominants du masculin.

Le luxe, au-delà du bien et du mal ?

Mais au nom de quoi le luxe aurait-il l’obligation de nous sauver du masculin toxique ? Loin des grandes déclarations et des études d’opinion qui le dénoncent, nombre de consommateurs de luxe ne semblent pas nécessairement soucieux de se « sauver » de celui-ci. « Bien au contraire », affirme même Nicolas Chemla avant de citer plusieurs cibles-clients encore fortement attachées à une culture viriliste, celle-là même qui occupe encore une place prédominante dans le modus operandi des réseaux sociaux, entre
culte du nombre, principe du « bigger is better » et recherche du clash.

De quoi faire naître des profils hybrides entre « l’ultime masculin toxique » et « l’homme libéré », à l’image de Keanu Reeves, égérie de la Maison Saint Laurent depuis l’année dernière. « On ne peut se libérer du masculin toxique que lorsque le masculin s’assume comme « armure », avec une telle outrance et une telle fêlure qu’elle est forcément mise à distance », décrypte Nicolas Chemla. C’est ce que raconte, entre autres, son roman Monsieur Amérique. C’est aussi ce que semble avoir compris Saint Laurent avec cette campagne.

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