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« Nous voulons un traitement équitable sur la base des compétences », Siham Jlila.

siham jlila

Siham Jlila, consultante dans le domaine du luxe, professeure en marketing, présidente et fondatrice de l’association Banlieue Chic Paris, revient sur les notions d’inclusivité et de résilience pour le Salon du Luxe Paris online.

Journal du Luxe : Quelle est votre définition de la résilience économique ?

Siham Jlila : La capacité à rebondir. Comment se servir des épreuves du passé pour trouver de nouveaux axes de collaboration et de développement. C’est exactement ce qu’on demande aux entrepreneurs et aux marques : faire preuve d’agilité ! Pour moi, cette notion est liée à un autre concept que l’on appelle le pragmatisme économique. Il est très important de ne pas rester figé, de ne pas stagner dans son évolution, que ce soit personnelle ou professionnelle mais d’avoir toujours un coup d’avance, de regarder le monde autour de soi pour essayer d’en tirer des conclusions permettant de rebondir et d’être encore plus fort(e) et ceci, malgré les épreuves.



JDL : La résilience est-elle une valeur fondatrice de votre association Banlieue Chic Paris ?

S.J : Effectivement. Qu’il s’agisse des membres de mon équipe ou de moi-même, nous avons dû faire preuve de résilience afin d’intégrer le domaine du Luxe. Parmi nos adhérents, parmi les personnes qui nous suivent, nous avons également des personnes qui doivent faire preuve de cette même capacité de résilience pour accéder au secteur. L’objectif c’est pas de tomber dans le pathos mais vraiment d’avoir un discours motivant et de montrer que des opportunités sont possibles. L’idée n’est pas de bénéficier d’un traitement de faveur : nous voulons juste un traitement équitable, un jugement sur la base des compétences. 

J’ai choisi d’utiliser le mot “banlieue” dans le nom de l’association, en l’associant à “chic”. Le “chic” c’est le luxe, certes. Mais pourquoi avoir mis en avant “banlieue”, alors que l’on ne s’adresse pas qu’aux banlieusards ? Parce que, clairement, je souhaite en faire une force ! Malheureusement, dans les médias, le côté “banlieue” a tendance à être un peu décrié… Montrer que l’on peut vivre en banlieue, être talentueux(-se) et volontaire, c’est porter une vision un petit peu différente et disruptive, ce qui fait justement le Luxe d’aujourd’hui.

Découvrez la suite du témoignage de Siham Jlila sur la plateforme du Salon du Luxe 2020.

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