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Virgil Abloh x Sidney Toledano : regards croisés sur la Mode

A l’occasion du dernier Vogue Paris Fashion Festival, Sidney Toledano – PDG de LVMH Fashion Group – et Virgil Abloh – Directeur artistique Homme chez Louis Vuitton et fondateur de la marque Off/White – ont tous deux, à leur façon, abordé leur vision du Luxe. Deux profils, deux scènes et des sujets communs.

Le rôle de la boutique dans un environnement online

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© Journal du Luxe

« Toute ma vie, je me suis battu dans le retail pour que les marques aient leur propre écrin » – Sidney Toledano

Intimidantes, les boutiques de Luxe ? Pas tant que cela à en croire les chiffres de fréquentation croissants du magasin Dior de l’Avenue Montaigne, selon Sidney Toledano. « Je ne crois pas au syndrome de l’intimidation de la boutique, tant que le personnel est bien formé » explique t-il, tout en insistant sur la nécessité de traiter chaque client de la même façon – quelque soit son statut ou sa tenue – afin d’offrir à chacun « une part de rêve ».

Pour Virgil Abloh, la boutique reste une expérience à part entière, un espace physique où évoluer. Un environnement indispensable pour ce créateur, architecte de formation. De même, l’expérience prime sur la vente pour celui qui avoue se rendre parfois chez Apple simplement pour…. recharger son téléphone. Tout comme il se rendait, un temps, chez Colette pour s’inspirer de l’ambiance. Selon lui, un magasin se doit d’être créatif et de mélanger les codes « tout comme l’on peut porter une robe ou un costume avec des baskets ».


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L’influence de la rue sur le Luxe

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© Journal du Luxe

Justement, parlons-en de la basket ! Pour Sidney Toledano, le streetwear peut s’apparenter à un piège, celui d’une massification du Luxe, source de trop nombreuses concessions. « Pourquoi serait-il plus cool de porter des t-shirts fabriqués on ne sait où plutôt que des costumes issus de savoir-faire historiques ? », s’interroge t-il.

Son avis sur la Logo Mania ? L’homme d’affaires se souvient du temps où il fut Directeur Général de Dior et où John Galliano arrivait, tout vêtu de jean monogrammé des pieds à la tête en s’exclamant « Logo à gogo ! ». Signature d’une marque, le logo lui semble « normal », même s’il exprime une certaine méfiance : « le logo exprime bien souvent l’appartenance à une communauté, et j’ai peur de cette dictature ».

Interrogé lui aussi sur son rapport au logo, Virgil Abloh l’envisage comme célébrant « l’ADN et l’histoire d’une marque ». Il explique du reste ne pas donner le même sens au logo Off/White – une marque partie de zéro, née avec lui – qu’à celui de Louis Vuitton, héritage de la culture de la Maison et source d’inspiration en mode « mix and match ».

Le sens de la création

« Design is a dialogue, a continued surprise. The brand duty is to turn and twist. » – Virgil Abloh

« Dialogue » est un terme qui revient très régulièrement dans le discours du créateur, qu’il s’agisse de celui qu’il a « avec lui même » au sein de Off/White, de celui qu’il a « avec « ‘histoire » chez Louis Vuitton, ou celui qu’il s’efforce de créer entre ses clients en créant, par exemple, une interpellante valise transparente pour Rimowa. « Nous n’avons pas besoin d’une énième valise ou d’une énième paire de chaussures, analyse t-il. C’est pour cette raison qu’il faut constamment aller à la recherche de ce petit plus qui suscitera le désir et l’intrigue (…) Streetwear, Disruption…. Au final, ce qui compte, c’est de mettre quelque chose de novateur sur la table ».

Mathilde





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