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Versace dit non à la fourrure animale

Versace Journal du Luxe

« Je ne veux pas tuer des animaux pour faire de la mode. Cela ne me semble pas bien ». Par ces quelques mots accordés au magazine The Economist’s 1843, la créatrice Donatella Versace a déclaré ne plus souhaiter utiliser de fourrure d’origine animale dans les prochaines collections de la marque fondée en 1978 par son frère Gianni. Une annonce quelque peu inattendue pour la maison de couture italienne au style excentrique et voluptueux, Versace ayant en effet régulièrement utilisé de la fourrure dans la confection de ses articles de mode mais aussi de homestyle.

Versace, Gucci, Michael Kors… vers un engagement collectif

Cette prise de position s’inscrit dans la lignée de l’engagement pris par de nombreux opérateurs du luxe en faveur de la cause animale.

Si l’enseigne britannique Stella McCartney a construit son identité de marque il y a plus de 15 ans autour d’alternatives telles que les fourrures synthétiques et les cuirs végétaux, d’autres grands noms – à l’image de Calvin Klein, Armani ou encore Comme des Garçons  – ont suivi l’initiative au cours de ces dernières années.

Dernièrement, ce sont les griffes Michael Kors et Gucci qui se sont tournées vers cette décision et lors de la dernière Fashion Week parisienne, le défilé Givenchy a marqué les esprits par la qualité exceptionnelle de ses fausses fourrures et les revendications assumées de sa directrice artistique Clare Waight Keller.


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The future is (fake) fur

Afin d’inciter les marques de demain à bannir cette matière de leurs créations, la styliste et créatrice de parfums Lolita Lempicka signait récemment une lettre ouverte diffusée par la PETA, association de défense des droits des animaux. Elle y encourage les talents de la mode de demain à ne plus employer de fourrure véritable.

« Les matières écologiques, durables et véganes sont en plein essor et les créations sans peaux animales ont leur place dans les défilés de mode partout dans le monde, ce qui signifie clairement qu’il est possible d’être audacieux, novateur et de réussir dans ce milieu sans participer à la maltraitance d’êtres innocents. » – Lolita Lempicka.

Composée de fibres acryliques additionnées de résines ou de matières naturelles comme le bambou ou encore le coton, la fourrure synthétique fait l’objet de nombreuses recherches et d’innovations technologiques de pointe afin de pouvoir reproduire les caractéristiques propres au matériau original : douceur, chaleur, brillance, larges nuances de couleurs et subtils reflets…

A la croisée de la prise de conscience éthique et de la stratégie marketing, l’industrie de la fausse fourrure semble avoir de beaux jours devant elle.

 

 

 

 

Mathilde





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