Quelles perspectives pour le marché de la joaillerie et de l’horlogerie ?

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Si le secteur a été largement impacté par la crise sanitaire, il pourrait bien dépasser ses chiffres pré-pandémiques d’ici 2025 selon une étude co-réalisée par Business of Fashion et McKinsey.

Perspectives de croissance et appétence asiatique.

Après un recul des ventes à deux chiffres pour la joaillerie (de -10 à -15%) et l’horlogerie (de -25 à -30%), le secteur pourrait bien retrouver une croissance stable d’ici 2025. C’est en tout cas ce que prévoit Business of Fashion (BOF) et le cabinet international de conseil en stratégie McKinsey dans un récent rapport annuel intitulé "State of Fashion: Watches and Jewellery".

Grâce à l’expansion de la consommation des jeunes générations - les Millenials devraient représenter 50% de la consommation du luxe dans quatre ans selon un rapport du Boston Consulting Group – la joaillerie devrait croître de +3 à +4% par an d’ici 2025. Même son de cloche pour la haute joaillerie (+8 à +12%) ainsi que pour l'horlogerie (+1 à +3%).

Selon ces prévisions, les clients pourraient principalement miser sur les notions de sécurité et d'investissement en se tournant vers des pièces issues de grandes maisons telles que Cartier ou De Beers. Sans surprise, la région Asie devrait s'inscrire comme un levier fort de résilience avec des ventes en progression annuelle de +10 à +14% pour la joaillerie et de +4% pour les montres, avec un dynamisme de plus en plus fort sur les marchés locaux.

Nouvelles attentes de consommation : durabilité, seconde main.

Dans la lignée des tendances actuelles du marché du luxe, l’occasion et la durabilité seront les maîtres-mots des opportunités à saisir pour les marques. Motivé par les jeunes consommateurs, l’engagement des maisons envers la transparence, la traçabilité et les chaînes de production responsables sera un critère d’achat fort. Dans la haute joaillerie, 20 à 30% des ventes mondiales pourraient ainsi être influencées par le critère du développement durable, un ADN déjà présent chez plusieurs grandes marques, comme Tiffany qui assure pouvoir retracer la totalité de ses diamants, de la mine au magasin.

Quant aux pièces de seconde main, leur attractivité devrait encore se renforcer. D’ici quatre ans, le chiffre d’affaires des montres haut-de-gamme d’occasion pourrait s’établir entre 29 et 32 milliards de dollars - contre 18 milliards en 2019 -, soit plus de la moitié de la taille du marché de la première main selon l’étude. 

Du retail physique à l’online.

Alors que les mesures de distanciation sociale ont impulsé un nouvel équilibre entre le retail physique et online, les ventes en ligne ne représentent que 13% du marché mondial de la haute joaillerie et 5% de celui des montres. Si l'étude prédit un avenir majoritairement tourné vers le brick and mortar, l’omnicanalité reste de mise pour l'industrie : le développement de services sur-mesure en ligne devrait notamment permettre à la haute joaillerie d’augmenter ses ventes online de +18 à +21% d’ici quatre ans. 

Dans le même temps, la relation avec les consommateurs devrait également se développer grâce à la croissance des ventes directes avec les marques. Ainsi, 2,4 milliards de dollars de revenus annuels devraient être transférés des détaillants multimarques aux maisons de luxe d’ici 2025.

©De Beers

HBJO

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