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Iran, un futur prometteur pour le marché des cosmétiques

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Avec 2 milliards de dollars consommés par an en cosmétiques, l’Iran se place comme le deuxième acteur le plus influent du marché de la beauté du Moyen-Orient et le 7ème au niveau mondial. Les grandes marques du secteur sont de plus en plus nombreuses à vouloir s’y implanter.

 

L’Iran, un marché d’avenir pour les cosmétiques

Si en 1979 la loi iranienne en vigueur interdisait l’usage et l’importation de produits de beauté, cette prohibition prit fin dans les années 1990, relançant la course à la consommation. Depuis lors, le fait de prendre soin de soi est devenu un rituel particulièrement ancré dans la société Iranienne.

Avec 38 millions de femmes sur un total de 77 millions d’habitants, la structure sociale du pays fait de l’Iran un marché des plus attractifs pour les plus grands groupes de cosmétiques.

Par ailleurs, 60% de la population est âgée de moins de 30 ans. En plus d’être particulièrement attentive aux apparences,  cette catégorie de personnes a tendance à dépenser plus aisément dans les produits de beauté. La plupart des jeunes gens vivant chez leurs parents, leurs revenus restent alors disponibles à l’achat de cosmétiques. On constate ainsi que pour un salaire moyen de 600$ par mois, environ 7$ sont dépensés dans du maquillage.


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Le marché des cosmétiques, loin d’être saturé en Iran

Les sanctions commerciales mises en place en Iran ont la particularité de bloquer les implantations et exportations américaines. Le pays lui-même ne produit que très peu de cosmétiques, laissant aux filiales européennes un champ d’action important. Le marché des cosmétiques iranien est donc loin d’être saturé.

Parallèlement, la concurrence ne représente que peu de risque, un facteur contribuant à expliquer la présence notable de la maison Lancôme dans le pays. Depuis 1979, l’implantation de l’enseigne est la première à faire autant parler d’elle.

Le groupe international L’Oréal a également su soigner son entrée sur le marché, organisant un événement de lancement à la hauteur de sa réputation. Non moins de 400 personnes d’influence furent conviées à la soirée, organisée dans un hôtel luxueux de Téhéran. Le numéro 1 mondial du secteur de la beauté, dont la filliale Yves Saint Laurent était déjà présente en Iran, a ainsi affirmé sa présence au sein du pays. Les marques du groupe seront distribuées par la société Saphir, disposant déjà de 20 boutiques en Iran, ainsi que par les marchés transverses et certaines enseignes indépendantes.

 

Les cosmétiques comme échappatoire, un marché de premier choix en Iran

Avec plus de vingt marques de grandes et moyennes enseignes qui occupent la scène nationale du marché des cosmétiques, celui-ci reste encore largement disponible pour les marques de luxe. Malgré la crise financière, la consommation de produits de beauté n’a pas connu de baisse notoire. Cette faible élasticité, pouvant paraitre surprenante, illustre le fait que les cosmétiques soient actuellement perçus comme un échappatoire par les consommateurs, souhaitant se détourner de leurs tracas quotidiens.

Les iraniennes passeraient en moyenne 1 heure devant leur miroir chaque matin, ce rituel étant identifié comme un véritable moyen d’expression corporelle. Les habitantes du pays se maquilleraient plus que les européennes : celles-ci feraient en moyenne l’acquisition d’un tube de mascara tous les mois, contre tous les trois mois en France.

Les hommes consomment eux aussi de plus en plus de produits cosmétiques, notamment des crèmes, afin de prendre soin de leur peau et de paraître plus jeunes.

 

Les pratiques de la population iranienne liées à l’univers des cosmétiques présentent ainsi un réel intérêt pour les marques du secteur souhaitant s’y implanter.

claire

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